LEVY Raymonde

L’ENFANT LEVY Raymonde 3 ansLa dernière-née des 5 enfants de Marie, née Ouchki et de Léon Yehuda, commerçant. Une parmi les 3 enfants déportés de 3 familles qui habitaient, avenue Ledru Rollin.

Arrêtée avec ses parents à son domicile et déportée avec eux après quelques jours d’internement.

Levy Raymonde

Une petite fille aux yeux marrons

LAMBEAUX DE MEMOIRE
Témoignages RAYMONDE aurait-elle été sauvée ?Ma petite sœur Raymonde avait des yeux marron. Je me souviens aussi de ses cheveux châtain clair ; ils étaient bouclés et coiffés avec des anglaises. Je jouais souvent avec elle dans la salle à manger du 164 avenue Ledru Rollin, sous le regard bienveillant de notre maman. Elle s’amusait avec des petits cubes de couleur et moi avec des petites voitures.

Elle n’a que 3 ans lorsque elle est séparée de ses 4 frères : Joseph, 18 ans, Henri, 16 ans, Raphaël, 11 ans et moi, 6 ans. Nos parents nous ont mis, nous les quatre ainés, à l’abri, par l’intermédiaire de l’OSE qui à l’époque était en relation avec la congrégation Notre Dame de Sion dirigée par le père Devaux (Juste parmi les Nations). Nous avons été cachés sous une fausse identité dans des familles à Baule, un village du Loiret proche de Meung sur Loire, pendant 2 ans, jusqu’à la Libération.  Nos parents ont pensé que Raymonde était trop jeune pour partir avec nous en clandestinité. Elle a été arrêtée avec eux en octobre 1943, avant qu’ils ne puissent nous rejoindre.

Son frère Jacques Lévy (Jacques Laurent, enfant caché), membre de l’AMEJD du XI° et président de l’AMEJD du XIX°.

FRAGMENTS D’HISTOIRE
La DéportationStèle/Plaque Déportée de Drancy avec ses parents : l’une des 8 enfants du XI°, déportés à Auschwitz par le convoi 60 du 7 octobre 1943. Comme elle, tous sont exterminés.N’est pas déclarée « morte en déportation » au JOFR.

L’AMEJD XI° a gravé son nom le 18 octobre 2007 sur une stèle dans le jardin de la folie Titon (cité Prost).